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Google ou ChatGPT : quel est le plus écologique pour rechercher des informations ?

Recherche Google, consultation de sites web, vidéos YouTube, intelligence artificielle : comparons l'empreinte carbone réelle d'un parcours de recherche complet.

Lorsqu’on parle de l’empreinte carbone du numérique, une affirmation revient souvent : une recherche Google ne générerait qu’environ 0,1 à 0,3 gramme de CO₂.

Le chiffre est intéressant, mais il est aussi incomplet.

Dans la réalité, personne ne fait une recherche Google simplement pour regarder la page de résultats. L’objectif est généralement de cliquer sur un site, lire un article, consulter plusieurs sources, parfois regarder une vidéo, puis construire sa réflexion.

Pour comparer honnêtement Google et ChatGPT, il faut donc prendre en compte l’ensemble du parcours utilisateur.

Une recherche Google n’est que le début

Une recherche Google seule représente une consommation relativement faible. Mais une fois le résultat affiché, l’utilisateur ouvre souvent plusieurs pages.

Prenons un exemple concret.

Vous souhaitez rédiger un article sur l’immigration, l’intelligence artificielle, la dette publique ou l’impact environnemental du numérique.

Vous allez généralement :

  • effectuer plusieurs recherches ;
  • ouvrir plusieurs sites ;
  • lire différents articles ;
  • consulter des statistiques ;
  • parfois regarder une vidéo explicative ;
  • comparer les informations obtenues.

L’empreinte environnementale ne provient donc pas uniquement de Google, mais surtout des pages web consultées ensuite.

Combien pèse vraiment une page web ?

Une page web moderne peut être très légère ou, au contraire, extrêmement lourde.

Un article simple, composé principalement de texte et de quelques images optimisées, peut rester relativement sobre.

À l’inverse, une page d’actualité ou un site commercial peut charger :

  • des publicités ;
  • des vidéos intégrées ;
  • des scripts de suivi ;
  • des boutons de partage ;
  • des polices externes ;
  • des images lourdes ;
  • des outils de mesure d’audience.

C’est souvent tout cet environnement invisible qui pèse le plus lourd.

Une recherche Google à 0,1 ou 0,3 g de CO₂ peut donc être suivie d’une page web qui génère plusieurs grammes de CO₂ supplémentaires, surtout si elle contient beaucoup d’éléments tiers.

Comment estimer ce poids avec EcoIndex ?

Pour mesurer concrètement l’impact d’une page web, on peut utiliser EcoIndex, un outil français de référence dans le domaine de l’éco-conception numérique.

EcoIndex analyse trois grands éléments :

  1. Le poids de la page
    C’est la quantité de données téléchargées par le navigateur : HTML, CSS, JavaScript, images, polices, vidéos, publicités, etc.

  2. Le nombre de requêtes
    Chaque fichier chargé par la page demande une requête au serveur. Plus il y a de requêtes, plus la page sollicite le réseau, les serveurs et le navigateur.

  3. La complexité du DOM
    Le DOM correspond à la structure HTML de la page. Plus il y a d’éléments, plus le navigateur doit travailler pour afficher et gérer la page.

À partir de ces données, EcoIndex donne une note de A à G.

  • A ou B : page légère et bien optimisée ;
  • C ou D : page correcte mais perfectible ;
  • E, F ou G : page lourde, complexe ou mal optimisée.

Exemple d’audit EcoIndex

Lors d’un audit réalisé sur un site local, EcoIndex indiquait :

  • Note : E
  • Poids de la page : 2,2 Mo
  • Nombre de requêtes : 72
  • Éléments du DOM : 1 099

Ce type de page n’est pas catastrophique, mais il montre déjà une marge d’amélioration importante.

Un site éco-conçu cherchera plutôt à réduire :

  • le poids total des pages ;
  • le nombre d’images inutiles ;
  • les fichiers JavaScript ;
  • les appels externes ;
  • les polices non nécessaires ;
  • les animations et effets superflus.

L’objectif n’est pas de faire un site pauvre ou triste, mais un site plus rapide, plus clair et plus efficace.

Et les articles de presse ?

Un article sur un grand média peut contenir bien plus que du texte.

Quand on ouvre une page d’actualité, on charge souvent :

  • l’article ;
  • plusieurs photos ;
  • des publicités ;
  • des scripts publicitaires ;
  • des outils statistiques ;
  • des recommandations d’articles ;
  • parfois une vidéo intégrée.

C’est pourquoi l’empreinte d’un article consulté sur un grand site de presse peut être nettement supérieure à celle d’une simple page texte bien conçue.

Le problème n’est pas le journalisme ni le contenu éditorial. Le problème vient surtout du modèle technique et publicitaire qui accompagne souvent ces pages.

Et YouTube ?

La vidéo représente généralement l’un des usages les plus lourds du web.

Un article textuel avec quelques images peut représenter quelques centaines de kilo-octets ou quelques mégaoctets.

Une vidéo, même courte, peut représenter des dizaines ou des centaines de mégaoctets transférés selon :

  • la durée ;
  • la résolution ;
  • la compression ;
  • le type d’appareil ;
  • la qualité de la connexion.

Regarder plusieurs vidéos YouTube pour préparer un sujet peut donc avoir un impact largement supérieur à la simple consultation d’articles.

Où se situe ChatGPT ?

Contrairement à Google, ChatGPT ne se contente pas d’afficher une liste de liens.

L’intelligence artificielle analyse la demande et produit directement une réponse structurée.

Cette génération nécessite plus de calcul qu’une recherche classique, mais elle peut éviter :

  • plusieurs recherches Google ;
  • l’ouverture de nombreux sites ;
  • le chargement de publicités ;
  • la consultation de pages très lourdes ;
  • le visionnage de vidéos explicatives.

Pour une question simple, Google reste généralement la solution la plus sobre.

Mais pour un travail documentaire complet, nécessitant de comparer plusieurs sources et de produire une synthèse, la comparaison devient beaucoup moins évidente.

Une comparaison plus réaliste

Comparer une seule recherche Google à une seule requête ChatGPT n’est pas suffisant.

Il faut plutôt comparer deux parcours.

Parcours classique avec Google

Pour préparer un article sérieux, l’utilisateur peut faire :

  • 10 recherches Google ;
  • 8 à 15 pages ouvertes ;
  • 1 ou 2 vidéos consultées ;
  • plusieurs allers-retours entre les sources.

L’impact réel vient donc de l’ensemble du parcours.

Parcours avec ChatGPT

Avec ChatGPT, l’utilisateur peut demander :

  • une explication du sujet ;
  • une synthèse structurée ;
  • des angles d’analyse ;
  • une première version d’article ;
  • une vérification des points à sourcer.

Dans ce cas, quelques échanges peuvent remplacer une partie du travail de recherche et de structuration.

Cela ne dispense pas de vérifier les sources importantes, mais cela peut réduire le nombre de pages consultées inutilement.

Le vrai sujet : la sobriété numérique

La question n’est donc pas simplement :

Google ou ChatGPT, lequel pollue le moins ?

La vraie question est :

Combien de ressources numériques sont nécessaires pour obtenir une information fiable et utile ?

Si une seule recherche Google donne immédiatement la réponse, le moteur de recherche reste très efficace.

Mais si l’utilisateur doit ouvrir dix sites, lire trois articles publicitaires très lourds et regarder plusieurs vidéos, le bilan devient différent.

Pourquoi l’éco-conception web est essentielle

Cette comparaison montre surtout l’importance de créer des sites plus sobres.

Un site bien conçu doit être :

  • rapide ;
  • lisible ;
  • accessible ;
  • bien référencé ;
  • léger ;
  • compatible mobile ;
  • agréable à consulter.

L’éco-conception web ne consiste pas à faire des sites vides ou austères. Elle consiste à supprimer le superflu pour garder l’essentiel.

Un site plus léger consomme moins de ressources, mais il offre aussi une meilleure expérience utilisateur.

Il charge plus vite, se référence mieux et reste plus agréable sur mobile, notamment lorsque la connexion est limitée.

Notre approche chez Solution Informatique

Chez Solution Informatique, nous pensons qu’un site internet doit être utile avant d’être spectaculaire.

Un bon site n’est pas celui qui accumule les effets visuels, les animations et les scripts inutiles. C’est celui qui répond clairement aux besoins de ses visiteurs.

Nous privilégions :

  • des pages rapides ;
  • des images optimisées ;
  • un code propre ;
  • une structure claire ;
  • un référencement naturel solide ;
  • une approche compatible avec l’éco-conception.

L’objectif est simple : créer des sites web plus efficaces, plus sobres et plus durables.

La meilleure énergie reste celle que l’on ne consomme pas. C’est aussi vrai sur Internet.